vendredi 21 novembre 2014

20282: Montréal 4 St-Louis 1

Leur meilleur match de la saison, tout simplement. J'en parlais dans une récente chronique, le premier but a un immense impact sur le résultat d'un match dans la LNH d'aujourd'hui. Le concéder aux Blues n'était donc pas une mince affaire. Je note aussi qu'à forces égales, seules 12 des 54 tirs tentés par Saint-Louis ont été bloqués par des joueurs du Canadien, alors que 15 des 54 tentatives montréalaises ont été amorties par les joueurs de Hitchcock.

Ça n'a pas empêché Montréal de ramasser Saint-Louis bien comme il faut, 19-12 aux chances de marquer. Les Blues ne se sont pas trop approchés de Carey Price, qui a par ailleurs été fumant lorsque le besoin se faisait sentir.

Si l'effort défensif, une fois le CH installé dans sa zone, était à l'image de ce qu'on voit depuis le début de saison (on garroche la rondelle au loin dans l'espoir d'une reprise par un attaquant qui se tient en retrait), tout le reste était diablement impressionnant.

Si les deux équipes ont joué le dompage de puck en première, on s'est mis à transporter en deuxième. C'est simple, les deux défensives étaient assez rapides pour ressortir rapidement ces rejets en territoire offensif avant que l'échec avant puisse s'installer. Dans les circonstances, j'ai été particulièrement étonné de voir les rouges insister sur l'entrée de zone en possession de rondelle, même avec une avance à protéger en 3e.

Autre élément qui m'a beaucoup étonné: l'insistance quasi maladive des quatre trios du CH à utiliser le fameux cycling, le carrousel, une fois installé en zone offensive. Ça a fort bien fonctionné et ils ont su générer la majorité de leur chance à partir d'installations en zone ennemie.

  • Quel match de Pacioretty; deux buts, 4 chances de marquer, 8 entrées de zone en possession de rondelle. Lorsqu'il tire des soirées comme celle-là, le job de DD et Parenteau est simple, ce qu'ils ont fait tour à tour sur ses deux filets.
  • Le trio de Plekanec a eu quelques soucis contre celui de Tarasenko, mais n'étaient pas de garde contre le premier trio des Blues (ceux-ci ont joué à part quasi égales contre Eller, Pleks et Desharnais). 3 chances pour Gallagher, 2 pour Galchenyuk, une pour Pleks.
  • Autre gros match du 3e trio: 3 chances pour Eller, 2 pour Prust (qui en a préparé 2 autres et a lancé ses coéquipiers sur plusieurs entrées de zone en possession de rondelle) et une pour Sekac. Suite à un revirement en zone neutre débouchant sur une chance des Blues, Therrien semble avoir décidé de lancer un message. Comme d'habitude, le résultat a été probant: en 2:24 avec Weise, Eller et Sekac ont obtenu 2 tirs vers le filet, en ont cédé 4 et donné 3 chances de marquer. Mais pas de but contre. Au moins, Eller a marqué avec la contribution directe de Prust. J'essaye de garder ça subtil, mais je vous doit la franchise, chers lecteurs: les lancers de message de Therrien via l'utilisation de Weise sur le top-9, c'est de la marde en canne.
  • Rien de remarquable pour le 4e, si ce n'est qu'on a donné un but à Weise (merci deux fois, Shattenkirk!) et que Therrien utilise désormais Malhotra d'une façon franchement curieuse: ce dernier a été présent sur 17 des 20 mises en zone défensive de son équipe! 4 avec son trio, 9 avec Plekanec, 3 avec Eller, une avec Desharnais... Ben coudon.
  • Tarasenko et ses sbires arrivaient parfois un peu vite pour Markov (le but de Tarasenko, seigneur jésus marie joseph, comment un joueur peut-il manquer son tir et le réchapper en plein vol du même geste?), mais globalement lui et Subban ont vraiment bien fait, notamment en relance (j'ai compté 4 entrées en possession de rondelle par des attaquants découlant directement d'une relance de Subban; c'est énorme).
  • Beaucoup de glace pour Gonchar et Emelin aussi, mais moins sollicités en zone défensive et aucun dégagement refusé en leur présence. Gonchar aide, mais Emelin (et je vais le répéter encore souvent au cours des prochaines semaines) commence enfin à trouver ses marques à gauche. Ça paraît sur ses relances et surtout sur ses récupérations de rondelle dans le fond de sa zone.
  • Gilbert à droite, tu parles. Lui et Weaver ont plié (7 mises en zone défensive contre 3 en zone offensive, 2 dégagements refusés, +7/-13 aux tirs) mais n'ont pas cassé (+2/-0 aux chances). Curieux de voir qui se fait tasser par le gros Allen.





mercredi 19 novembre 2014

20272: Montréal 0 Pittsburgh 4

C'est pur plaisir que de regarder aller les Penguins. Depuis le départ de Jordan Staal, le problème était récurrent: une fois Malkin et Crosby passés, c'était le désert. Les deux superstars sont sensationnelles à leur façon, mais ça laisse quand même 15 minutes et plus à forces égales où l'équipe coulait à pic. Fait embêtant, le type reçu en échange de Staal, Brandon Sutter, n'est pas exactement un grand 3e centre.

Après quelques saisons de tâtonnement, donc, on a trouvé le moyen de faire flotter tout ça. En se trouvant ou en ramenant quelques tâcherons qui sont capables de boucher les trous, d'abord: Goc, Sill et Adams forment une 4e ligne fonctionnelle, Blake Comeau est le genre d'espoir déchu que Sidney Crosby transforme en ailier de top-6. Restait à régler le problème de la troisième ligne. J'avoue que je suis encore surpris du résultat, mais voilà, en transformant James Neal en Hornqvist et Nick Spaling, on a donné deux ailiers parfaitement potables à Malkin (Hornqvist a commencé avec Crosby, mais bon, ces choses changent) et surtout, l'émergence du jeune Beau Bennett et la signature du controversé, mais toujours efficace Steve Downie donnent suffisamment de soutien à Sutter. Bref, le fond d'alignement prend ses tâches défensives contre les rebuts de l'adversaire et les stars font la job aux meilleurs.

C'est exactement ce qui s'est passé hier. La 3e ligne a récolté les points, parce que ces choses-là arrivent certains soirs lorsque cette unité est compétente (Eller et Sekac en ont profité à certains moments), mais le travail de fond était fait. Le CH s'est fait ramasser pendant les deux premières périodes (14-2 aux chances à forces égales, mais les Penguins ont bloqué 19 des 34 tirs tentés pendant ce temps) et si ça avait tenu contre le Wild (qui avait inexplicablement implosé en 3e), ben ça n'a pas fait contre Pittsburgh.

  • Desharnais jouait contre un peu tout le monde à l'attaque et n'a rien fait qui vaille. Therrien a flagossé en 3e avec Parenteau et Weise, mais je ne crois pas qu'on doive y chercher quelque chose de durable. C'est dommage. Ce trio a du talent, mais reste faible à forces égales.
  • La commande était lourde pour Pleks et les kids et ça n'a pas passé. Crosby est au sommet de son art, Galchenyuk a 20 ans, Gallagher 22 et Plekanec ne rajeunit pas. Bref, ça a cassé aux chances.
  • Je reste embêté par le manque de tâches défensives confiées au 3e trio, mais autrement ils ont fait leur part. 3 chances pour Sekac, qui se dégêne franchement. Je l'adore à l'aile droite, mais Therrien a voulu donner un break à Prust en 3e, ce qui nous a donné quelques instants de Sekac/Eller/Parenteau. Si on pousse Prust à droit de DD et Pacioretty (on semble décidé à garder Gallagher avec Pleks et Galchenyuk), ça pourrait être plus équilibré. On verra.
  • La 4e n'a guère joué, même si on a donné de la corde à Weise en 3e.
  • Ils ont beaucoup de travail défensif à fournir et Markov et Subban ne passent pas tout à fait le test. C'est embêtant parce qu'il n'y a pas derrière eux de paire qui semble capable de profiter des minutes molles pour faire du foin. On verra si ça finit par décoller, mais, pour l'instant, le compte n'y est pas.
  • Emelin et Gonchar se trouvent tranquillement et je soupçonne que ça a à voir avec le fait qu'Emelin commence à trouver ses marques à gauche (il a joué à droite pas mal toute sa carrière, semble-t-il). On a peut-être été inutilement impatients avec le quatuor Markov/Gilbert - Subban/Emelin, qui permettait aux coachs de déployer un top-4 de minutes dures sans trop cibler certaines confrontations.
  • Weaver absent (le fameux haut du corps), on avait donc Beaulieu et Gilbert. Ça a foiré de manière spectaculaire en première. Une passe manquée comme celle de Beaulieu, c'est rare qu'on voie ça. Chapeau le kid. Le pauvre Gilbert semblait encore confus, mais au moins on ne le met plus à gauche.





dimanche 16 novembre 2014

20262: Montréal 4 Detroit 1

Sais pas à quoi la face de Galchenyuk va ressembler demain?



L'éclairage au Joe Louis Arena est abominable, la teinte rosée n'est pas un hasard. On dirait qu'ils ont décidé de ne pas changer l'éclairage en attendant de déménager. M'enfin.

Disons qu'une fois le 3e but marqué, le CH est devenu un peu plus "prudent". Au 4e (non, je n'ai pas donné de chance de marquer sur ça), ils ont tranquillement attendu la fin. Ça gonfle le nombre de chances concédées, mais, au bout du compte, c'était sans importance. Mais entre les 5 chances accordées en 4 minutes de filet désert, les 8 en désavantage, les 12 à forces égales... Ben ça finit par s'accumuler et Tokarski doit sentir le rubber à 50 pieds.

Je croyais qu'il s'agissait d'un test important, deuxième match en deux soirs, contre les Wings à l'étranger, mais Detroit n'est plus Detroit et quand bien même ils sont pris avec des histoires de 7 défenseurs et 11 attaquants, le CH est vraiment pas mal quant Therrien décide de couper son banc à outrance et prend soin de ne pas trop faire jouer son monde hors position.

Alors voilà, 4 buts sur 12 chances, 1 but accordé sur 25 chances, merci, bonsoir, 6 victoires. Je le dis souvent ces temps-ci et je le répète encore: ben coudon. Ce n’est pas censé être facile à ce point, mais ça n'était pas un vol non plus. Simplement un match où ils ont eu un léger avantage quand ça comptait, jusqu'à ce que les dés, une fois de plus, roulent pour eux. Des séquences comme celle-là, plusieurs équipes de milieu de peloton en ont chaque saison. Mais quand la tienne tombe dans les matchs 14 à 19, alors que déjà ça roulait de ton bord avant, ben...

Ce que ça a de bien, c'est que Therrien comme Bergevin ont maintenant du temps pour régler les problèmes bien réels de l'alignement. Je peux comprendre qu'on continue à jouer avec 3 trios + Malhotra, y'a pas de mal à donner plus de glace à ses meilleurs éléments et on n'a plus d'espace sous le plafond pour ramener Bourque de toute façon. Je soupçonne en fait que les deux grandes qualités de Drayson Bowman sont de ne coûter que le salaire minimum et d'être un nobody total qu'on peut laisser sécher sur la galerie de presse aussi longtemps que nécessaire. On n'aurait pas pu faire ça avec Bourque ou encore Andrighetto.

Quant à la défensive... Si on sort Beaulieu, on se retrouve avec Gilbert à gauche (ouch). Sinon, on sort un vétéran. Le jour où Bournival revient, on va devoir faire un choix. D'ici là, on semble bien déterminé à faire tourner le manège en défensive.








samedi 15 novembre 2014

20252: Montréal 6 Philadelphie 3

5 victoires de suite en jouant de la sorte. Incroyable. Ça n'est pas la crise, remarquez bien. On regarde sur 5 matchs ce que ça donne aux chances de marquer, on est loin des Sabres de Buffalo.


Le CH obtient en gros autant de chances que ses adversaires. Aux tirs, c'est aussi assez intéressant: l'équipe obtient 45% des tirs tentés. Si on ne garde que les tirs et les tirs manqués, ça monte à 50%, à 51% si on ne garde que les tirs au but. Je ne suis pas super convaincu qu'on aie ici affaire à quelque chose de durable, pour tout dire, ça fait vraiment beaucoup de tirs bloqués. À un moment donné, ça finit par passer.

Par ailleurs, j'ai cru comprendre que Michel Therrien n'aime pas "matcher" ses trios, qu'il ne veut pas "briser" le rythme de son équipe en zigonnant continuellement l'ordre dans lequel il déploie ses joueurs, ce sont plutôt les défenseurs qui ont cette tâche. Soit. Mais suis-je le seul à être emmerdé de le voir envoyer Desharnais, Pacioretty et Parenteau avec 6 minutes à faire dans un match de 5-3 pour une mise en zone défensive, alors que les Flyers envoient Schenn, Voracek et Giroux? Et ça a été ainsi tout au long du match.

Y'a des limites à courir après le trouble, mais à l'heure actuelle, c'est le genre de coup que Therrien tente continuellement sans se bruler. Je vais encore jouer les cassandres: ça. ne. durera. pas.

On peut espérer que ça s'arrange, pour deux raisons. Primo, l'éventuel retour de Bournival devrait ramener Prust sur la 4e et ainsi convaincre Therrien d'utiliser Malhotra autrement qu'en appui à d'autres centres sur des missions défensives. Secundo, Marc Bergevin permet à Therrien de faire par l'absurde la démonstration que, oui, on peut avoir trop de défenseurs. 4 défenseurs qui ne jouent qu'à droite et trois qui savent jouer à gauche, incluant un jeune qu'on ne fait pas jouer parce qu'il faut respecter les vétérans, ça donnent que ce que ça donne. Va falloir que quelque chose se passe.

Therrien est coincé, en fait. À l'image de tous les coachs de la LNH, il fait toujours jouer ses vétérans avant ses recrues. Mais il s'est justement fait flusher un vétéran cet été dans le but précis de développer les jeunes! Et maintenant, Tinordi à Hamilton, faut décider: qui va s'asseoir pour faire une place à Gonchar? Ce dernier joue à droite, ce doit donc être un droitier, mais curieusement, on semble refuser de prendre la décision qui s'impose, soit asseoir Gilbert ou Weaver (j'assoirait Weaver, mais c'est Gilbert qui va écoper) et laisser Beaulieu jouer.

Et ne pas prendre de décision, c'est prendre une décision. Curieux de voir où tout ça s'en va. En attendant, Gonchar et Gilbert ont eu l'air de deux beaux piments sur le deuxième but des Flyers et ça n'avait guère plus belle allure lorsque Gilbert était à gauche de Weaver. On voudrait le faire passer pour un jambon avant de l'envoyer sur la galerie de presse, on ne ferait pas autrement.

Sinon, il est tentant de s'égosiller d'extase sur la performance du jeu de puissance, mais franchement... Emery n'est pas très bon, les Flyers sont parmi les pires clubs de la ligue en matière de tirs accordés en désavantage et ils étaient sur un deuxième match en deux soirs. Ah oui, ils sont aussi un des pires clubs de la ligue à forces égales, ce qui ne les a pas empêchés de mener 10-9 aux chances. En fait, avant un léger réveil en 3e, le CH avait un grand total de 3 chances à forces égales en deux périodes et dompait la rondelle plus souvent qu'ils n'entraient en zone adverse en contrôle du disque. Effroyable.

Ils ont une tonne de points en banque, s'agit de redresser la barre et on en rira bien. Bergevin n'en finit plus d'ajouter du personnel compétent; Gonchar n'est pas un pied de céleri en avantage, mais c'est clairement un défenseur droitier de 3e paire. En l'état actuel des choses, on est incapable de trouver un deuxième duo défensif capable de tenir derrière Markov et Subban, ce qui mène à surtaxer ces derniers. Le meilleur équilibre a été atteint en début de saison, alors qu'on faisait jouer Emelin avec Subban et Markov avec Gilbert. Je doute qu'on revienne à ces combinaisons, mais avec Beaulieu et Gonchar comme troisième paire, je serais quand même curieux de voir le résultat. Mais c’est de la théorie. En pratique, on semble bel et bien se diriger vers Markov/Subban, Gonchar/Emelin, Weaver/Beaulieu. En tout cas.






vendredi 14 novembre 2014

20235: Montréal 5, Boston 1

Les Bruins ont commencé fort, mais sont tombés à court d'essence en deuxième période.

5 buts sur 11 chances de marquer à forces égales, c'est pas très durable comme taux de conversion. On a bien eu une bourrée de 5 chances sur l'avantage numérique, mais elles sont presque toutes survenues sur la même séquence de deux minutes. Bref, quand bien même les victoires s'empilent, sur le fond rien n'a l'air réglé.
  • Le trio de Desharnais a été tenu loin de Patrice Bergeron et couvert par le tandem Morrow-McQuaid. Quand on parle de l'importance de Chara, c'est de ça qu'il s'agit. À l'étranger, sans vrai défenseur #1, les Bruins n'avaient rien pour retenir le 67, qui s'est fendu d'une soirée du tonnerre: 2 buts, 4 chances de marquer à forces égales, 9 entrées de zone en possession de rondelle.
  • Le trio de Plekanec a collé 4 des 5 chances en avantage numérique et on a vu Galchenyuk passer proche à quelques autres reprises. Match relativement tranquille outre ça, jouant principalement contre Bergeron.
  • Sekac qui marque en avantage. Ben coudon. Très beau match de la 3e. C'est agréable, un vrai troisième trio.
  • Malheureusement, ça veut dire qu'on n'a pas de 4e trio. Eh.
  • En compagnie de Pleks, Markov et Subban avaient à prendre charge de Bergeron. Mission accomplie. Intéressant de voir Markov avec Gonchar sur le jeu de puissance et je souligne que les entrées de zone étaient mieux. Mais 12 entrées en possession, ça veut aussi dire que le CH est incapable de garder la rondelle en zone adverse. Le problème reste entier: la presque totalité des tirs vient de la pointe. Que ce soit Gonchar ou Subban, ça ne change rien.
  • Weaver et Emelin ont commencé ensemble, mais ça ne fonctionnait pas. On a donc graduellement vu Gonchar passer à la droite d'Emelin. Probablement la meilleure place où le mettre. À savoir si ça peut tenir comme deuxième paire, j'en doute fortement.
  • Une grosse partie du problème, c'est qu'on semble à bout de patience avec Gilbert. J'en parlais mercredi, c'est Gilbert qui est le plus susceptible de se faire voler son job par Gonchar et c'est bien dommage, parce qu'outre les revirements (va falloir y revenir), il fait un bon travail en général, dans des conditions plutôt difficiles.
  • Quant à Beaulieu, on l'a envoyé faire quelques tours sur la 4e et quelques chiffres à gauche et à droite. Il en a profité pour se battre avec un dude du 4e trio des Bruins, sa 2e bagarre en 3 matchs. Rien ne m'ennuie plus que de voir un joueur de talent varger comme un perdu sur un casque de plombier, mais on savait par réputation que Beaulieu a, disons, un drôle de tempérament. Il prend tranquillement sa place dans la ligue et son côté impulsif ressort. On verra si ça devient un problème, mais pour l'instant, faut voir les bons côtés. Comme joueur de talent, il est normal qu'on "s'essaye" sur lui, qu'on cherche à voir si on peut l'intimider. Ayant planté les deux gars contre qui il s'est battu, ça va tranquillement passer le message: il n'a pas peur de dropper et il a un crochet foudroyant, le genre de détail qui calme les joueurs marginaux en mal d'attention. Autre élément positif: Therrien est un sucker pour les gars "intenses" et se battre, c'est être "intense". Si ça peut le mettre dans les bonnes grâces du coach et qu'il ne se casse pas une main, ben tant mieux.







mercredi 12 novembre 2014

20224: Montréal 3 Winnipeg 0

C'est une chose de se faire planter aux tirs par le Wild du Minnesota. On tend à les prendre pour une bande de Mickey Mouse, mais le fait est qu'il s'agit d'une des puissances montantes de la ligue. Bref, eux nous passent sur le corps aux tirs et on ne doit la victoire qu'aux miracles de Price et aux dés qui roulent pour les tireurs CH, je n'en ferai pas un pain: on le voit, on le sait, on verra si ça dure.

Les Jets ne sont pas le Wild et ça ne les a pas empêchés d'avoir nettement l'avantage sur le CH tout au long du match. Miracles de Price, opportunisme des tireurs. Ça ne durera pas et ça commence à ressembler à une tendance à la baisse. 45% d'entrées de zones faites en possession de rondelle, 39% seulement lorsque le score était serré... Le club ne faisait pas ça en début d'année. Va falloir que quelque chose change.
  • Le trio de Desharnais ne génère pas tant de choses à forces égales. Avec Gallagher, ça fonctionnait. Avec Parenteau, qui est plus un joueur de finesse, manque quelque chose. Pourquoi, Jésus Christ, toujours flagosser avec des combinaisons qui ne fonctionne pas (Vanek, Brière, Dale fucking Weise, au nom du ciel, DALE WEISE!)? À la limite, je verrais Sekac, qui a un réel sens du jeu défensif et de la transition. Parce que c'est ce qui manque à Pacioretty et Desharnais, au-delà de la proverbiale présence au filet: le petit Gallagjher est un manieur de rondelle raffiné qui sait faire avancer la rondelle en transition. Ça s'apprend, mais c'est surtout donné aux patineurs industrieux de son acabit. Va falloir y revenir un bon jour. Maudit niaisage. En attendant, Scheifle comme Ladd leur ont passé dessus à quelques reprises.
  • Pas que Gallagher fait mal avec Pleks et Galchenyuk, bien sûr que non. Mais Parenteau a joué ces dernières saisons avec MacKinnon, Duchene et Tavares. Plekanec, on s'en rappelle, est celui qui savait le mieux faire tourner Kovalev. Ces deux-là partagent un savoir-faire: tirer quelque chose de plus de ces rares génies parfois incompris. Galchenyuk, justement, a quelque chose de génial, on le voit chaque jour. On ajoute quelque chose de, comment dirais-je? latéral au jeu de ce trio en y adjoignant Parenteau.
  • Rien à redire sur Sekac et Eller, qui semblent faits l'un pour l'autre. La plupart des gars de 22 ans non repêchés qui sortent de la KHL arrivent avec une réputation d'enfer et se transforment immédiatement en picouilles. Le jeune tchèque est un vrai joueur complet, habile dans toutes les phases du jeu, et il n'a rien couté. Une authentique partie gratuite pour le CH. Il y a de quoi rire. Brandon Prust a bien du plaisir à jouer avec ces deux-là, mais je ne pense pas qu'il se rende vivant à Noël... Le pauvre en est déjà à se trainer de loin en loin et ça n'est pas que du théâtre. Il fait partie de ces joueurs qui ne peuvent performer qu'en se mettant en danger. Le genre d'ardoise qui se paye à l'infirmerie.
  • Malhotra a pris 3 mises en zone offensive, 11 en zone défensive. Excellent. Avec Bowman et Weise? 3 en zone offensive, 2 en zone défensive dont une sur dégagement refusé. Alors voilà, même pas à la mi-novembre et déjà on est revenus à un 4e trio inutile, qui mange des mises en zone offensive qu'on devrait donner à n'importe quel autre trio. Encore une fois: je ne comprends pas.
  • Le Wild a franchement ramassé Markov et Subban. Sont excellent, ça arrive, yadda yadda, soit.   Malgré 7 mises en zone offensive contre 5 en zone défensive, le premier duo de défenseurs s'est aussi fait passablement poivrer par les Jets: +11/-17 aux tirs, +2 / -5 aux chances. Ouille. Le but sauvé par Markov en fin de match était spectaculaire et emblématique: Scheifele, Wheeler et Kane leur ont mis une volée. Le hard matchup au meilleur trio adverse ne semble pas leur réussir.
  • Weaver et Emelin ont surtout joué contre Ladd, Little et Frolik et ont à peu près tenu le coup. 4 mises en zone offensive et 8 en zone défensive, on peut trouver ça bien, mais... 5 dégagements refusés.
  • J'ai la désagréable impression que c'est Gilbert qui va écoper lorsqu'on va mettre Gonchar dans l'alignement. Lui et Beaulieu ont pourtant fait un job parfaitement honorable contre la 3e des Jets, malgré 3 dégagements refusés. On verra.






dimanche 9 novembre 2014

20205: Montréal 4 Minnesota 1

C'est quand même heureux que le Wild se soit découragé en troisième, parce que ça n'aurait pas tenu longtemps; 4 chances générées seulement au cours des deux premières périodes contre 18 accordées...

Les tandems défensifs ont significativement changé et ça impose de nouvelles façons de faire. Si Beaulieu et Gilbert sont clairement la 3e paire, ils ont néanmoins été beaucoup plus utilisés, jouant autant qu'Emelin et Weaver. En fait, on semble être passé d'un mode top-4/3e paire à un mode plus traditionnel ou chaque tandem défensif est assigné à un trio adverse donné.

On a donc eu droit à Markov et Subban braqués méthodiquement sur Pominville, Vanek et Granlund, souvent appuyés du trio de Desharnais. Ça a souvent tourné en eau de boudin, les tableaux ci-dessous en font foi. Weaver et Emelin se sont bien débrouillés contre Koivu, Coyle et Zucker mais je ne crois pas que ça aurait été aussi évident si Zach Parise avait été là. Beaulieu et Gilbert ont hérité des deux derniers trios, contre qui ils se sont généralement bien débrouillés.

Reste qu'à vue de nez, le Wild était trop fort. Et c'était sans Parise, probablement leur meilleur attaquant. Oy.

Si le trio d'Eller a vraiment bien paru (Sekac était dans une bonne soirée, on s'entend), celui de Desharnais ne m'a jamais semblé à l'aise, alors que Pleks et ses sbires se sont graduellement imposés au fil du match. La 4e a mangé ses bas et bien franchement, je ne pense pas qu'on gagne à y mettre Weise et Moen à la fois alors qu'on a Bourque sur la galerie de la presse. Personne n'aime le gros Rene, mais il sait jouer en désavantage numérique et dans sa zone et j'ai de la misère à croire qu'il n'est pas supérieur aux deux ailiers actuels de Malhotra.

Ça serait dommage que, parce qu'on a décidé (à raison) de tasser Bourque du trio d'Eller au profit de Bournival et que, parce que ce dernier est blessé on fait (à raison) jouer Prust à sa place, qu'on se retrouve avec une 4e ligne inutilement inepte. +3/-17 aux tirs, +0/-3 aux chances malgré un grand total de 2 mises en jeu en zone défensive contre 5 (!) en zone offensive en 10 minutes de jeu, ça fait une *grosse* différence.






jeudi 6 novembre 2014

Canadiens-Sabres: loin de la coupe aux lèvres

Le Canadien génère environ 54% de ses entrées de zone par des possessions de rondelle depuis le début de la saison, 46% par des rejets en fond de zone. À vue de nez, ça n'est pas très élevé, mais c'est quand même mieux qu'un coup de pied au cul.

Je regardais les Sabres domper à répétition et franchement, on peut râler longtemps contre le CH, mais y'a une marge par rapport à ce qu'on voit avec Buffalo. Tout ce beau monde joue dans la même ligue et Neurvith, s'il n'a pas fait d'arrêts spectaculaires, s'est quand même fait coller 23 chances. Disons qu'on ne parle pas d'un gros test pour l'alignement renouvelé du CH. Mais les Sabres... Oh mon dieu, même sur le jeu de puissance on les voit domper plus souvent qu'à leur tour... Ils partent de loin.

Parce que c'était la nouvelle du jour: Bourque sort au profit de Bournival, Weaver malade comme un chien qui nous donne Emelin/Beaulieu, Tinordi/Gilbert... C'était divertissant.
  • Pour Pacioretty et DD, ça va quand même mieux avec Parenteau. On est discrètement revenus aux trios du début de la saison, au fait. Tout ça pour ça.
  • J'ai trouvé Pleks et les kids un peu sloppy par moments dans leur zone, mais bon, on ne chipotera pas.
  • Pôvre Bournival... Il revient enfin dans l'alignement et s'empresse de se péter une épaule. Ça a toujours été le doute, dans son cas: c'est un dur et il ne se protège pas toujours, alors il se fait cabosser. Sinon, Sekac avait du plaisir: 3 chances de marquer, 3 entrées en possession de rondelle, 3 autres dompées en fond de zone.
  • Prust ayant monté avec Eller suite à la blessure de Bournival, Malhotra a quand même dû aimer ça, faire des chiffres avec Pacioretty et Galchenyuk...
  • Markov et Subban ensemble, avec plein de mises en jeu en zone offensive, contre les Sabres... Autrement dit: le Colonel Moutarde, avec le pipe wrench, dans le hall d'entrée. +11/-1 aux chances, chose.
  • Hon, Beaulieu et Emelin. Et Beaulieu à droite, ce qui n'est pas une si mauvaise idée, vu le manque d'agilité d'Emelin. Et +4/-6 aux mises (+ 3 dégagements refusés, bref +4/-9) et ça termine quand même dans le vert... Belle roue de secours...
  • On a beaucoup moins vu Tinordi et Gilbert, qui n'ont pas fait un score effrayant. Mais j'ai vu de belles choses, Tinordi a plus tendance à envoyer la puck par en avant qu'Emelin, ce qui complète mieux Gilbert, un peu surtaxé avec le gros russe. Mais ça n'était qu'esthétique, les résultats étaient médiocres. On verra.