mercredi 27 avril 2011

Jouer aux échecs

Par paresse, j'ai omis le tableau des temps de glace par période pour le match d'hier soir. Péché cardinal.

Admirez l'affaire:


  • Cammalleri a passé l'essentiel de la première période sur la patinoire, on dirait...
  • Plekanec a, en général, joué contre un peu tout le monde au cours des deux premières périodes avant de prendre charge de Krejci/Horton/Paillé en troisième.
  • Ça m'avait complètement échappé, mais Martin a benché AKost en deuxième (suite à sa pénalité en fin de première). Je trouve ça un peu stupide, mais bon c'est lui le pro, eh?
  • Gomez a pris Krejci en deuxième, Peverley/Bergeron en première et troisième. Jacques a fait son cute; quand Gomez et Gionta jouaient contre Peverley (3e trio des Bruins), Darche était à l'aile gauche. Contre Bergeron? Moen. Ça a duré tout le match. On est très loin du roulement de trios 1-2-3-4 du mois de janvier.
  • Les boys de RDS aiment beaucoup la 4e ligne des Bruins... Les gars ont pourtant été complètement ignorés par Julien en 2e et 3e, Thornton servant essentiellement à s'asseoir au banc des pénalités pour la majeure de Lucic et le trop-d'hommes-sur-la-patinoire. Des cônes orange avec des barbes.
  • Nos cônes orange à nous ne sont même pas assez vieux pour avoir des barbes. M'enfin. Semble qu'en fait Halpern et Eller, en troisième, prenaient parfois la place de Gomez et Gionta contre Peverley.
Ben voilà. Érick avait raison, y'avait pas mal de stuff là, finalement.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci!!!

Anonyme a dit…

me disait aussi que Gomez était pas souvent assis!

Mathieu a dit…

"quand Gomez et Gionta jouaient contre Peverley (3e trio des Bruins), Darche était à l'aile gauche. Contre Bergeron? Moen"

Fudge, mais c'est subtil! La seule chose qui m'impressionne encore plus que le fait que tu l'aies relevé c'est que Jacques Martin surveille ses matchups à un degré tel qu'il va changer l'ailier gauche dépendamment de l'adversaire. Il ne fait pas que se tenir derrière le bout à faire sa "poker face" et à ne pas tempêter contre les arbitres...

Olivier a dit…

Faut dire que ça semble n'avoir commencé qu'à partir du troisième match. Mais Martin est très, très actif avec son fond d'alignement; pas trop le choix, il est pris avec un tas de joueurs imparfaits, qui sont capable de bien faire certaines choses mais parfaitement médiocres dans d'autres circonstances.

Mais à la télé, le switch Moen/Darche m'est complètement passé par-dessus la tête. Pourtant, vous regardez les couleurs sur le tableau et c'est gros comme le bras.

Je repasses donc une partie du mérite à Érick, qui a immédiatement râlé en constatant l'absence des croisements de trios.

Un autre détail: lorsqu'Arpon Basu a questionné Martin au sujet des confrontations Eller/Krejci après le deuxième match, Martin a indiqué que ce sont les assignations défenseurs/attaquants qui priment.

Semble donc que ce qu'on a ici, ce deux coachs qui acceptent ce que son vis-à-vis souhaite comme confrontation défenseur/attaquant (Krejci-Subban, Pleks-Chara) et tentent plutôt de faire leur profit en jouant les avants d'un bord comme de l'autre; Gomez-Bergeron éloigne Gomez de Chara mais donnes les deux vieux tchèques en pâture, Gomez Peverley assure Sopel et Mara des appuis de Gomez, etc...

Ce que je ne sais toujours pas comment représenter, c'est jusqu'à quel point tout ça est le fruit d'un réel jeu de confrontations, ou s'il n'y a pas plutôt une histoire de mises en jeu derrière ça (genre, Peverley prend les mises en zone défensive et Bergeron en zone offensive, Darche et Moen suivent en fonction de...).

C'est intéressant à explorer, mais disons qu'on est encore loin du compte.

Une ronde supplémentaire aiderait :).

Mathieu a dit…

Haha, ben c'est un match #7... "flip a coin", comme ils disent. N'importe quoi peut arriver.

N'empêche que la commande est grosse pour le Canadien. À l'extérieur, les deux équipes fatiguées, et le CH fort amoché...

Ça soulève cependant une question que je me suis posée: dans les circonstances, à quel point un coach doit-il chercher à préparer le match 7 tout en gagnant le match 6? Bien évidemment, sans victoire au match 6 la préparation est caduque, cependant si tes joueurs se tuent à l'ouvrage pour gagner le match 6 et que tu te ramasses incapable de compétitionner au match 7, tu n'es pas plus avancé.

En termes hypothétiques, si le coach a une stratégie qui lui donne 60% de chances de gagner le match 6 mais 30% de gagner le match 7, favorisera-t-il cela au lieu d'une stratégie qui lui donne disons 50% pour le match 6 comme pour le match 7? La seconde est bien sûr optimale pour ce qui est du but à long terme présumé (gagner la série, genre), mais je me demande si les coachs vont prendre les choses "un match à la fois", comme le veut le cliché.

Pour dire autrement, je me demande à quel point Martin plaçait ses pions pour le match 7 durant le match 6.