Voici les principales paires défensives ayant oeuvré pour le CH au cours de la dernière saison. Les défenseurs droitiers sont sur la ligne du haut, les gauchers sur la première colonne à droite, Spacek sur les deux parce qu'il joue partout.
Le même tableaux avec, cette fois-ci, les pourcentages en lieu et place des nombres brut dans les colonnes +/-...
- Ces chiffres portant sur les seules situations à 5 contre 5, on constate que Subban et Gill ont franchement dominé, aux chances plus encore qu'aux TVF, tout en étant passablement bousculés aux mises en jeu. J'étais surpris de voir Gill revenir à la place d'Hamrlik, mais ces chiffres me disent que quelque part, à presque 50% moins cher et pour une seule année, le vieux #75 fait parfaitement le travail aux côtés de PK. Si, en plus, Markov joue au moins 60 matchs, ça ne laissait plus beaucoup de place à Hamr et, surtout, plus aucune place à un type comme Yemelin, qu'on devra bien développer un de ces 4.
- Plus gâtés aux zones de départ, Hamrlik et Wisniewski ont globalement livré la marchandise aux chances de marquer. Ça n'était pas toujours élégant et, à la fin de la série contre Boston, c'était carrément souffrant à voir aller. Mais l'acquisition de Wisniewski par Gauthier aura, au total, été un coup de maître. Sans lui, la défensive implosait et il n'y avait tout simplement pas de meilleur défenseur sur le marché. Spacek et Hamrlik ont semblé en arracher un peu plus, mais ils se sont tenus à flots.
- Spacek, justement, a joué avec un peu tout le monde. Ses tournées avec Subban ont soulevé l'ire de nombreux observateurs, mais ce jugement était d'abord et avant tout esthétique. Sur le plan des résultats, c'était probant. Outre Hamrlik, c'est avec Weber que Spacek a passé pas mal de temps et ce duo-là n'a pas été terrible aux chances de marquer. On voit, aux TVF comme aux zones de départ, que c'était dans un contexte favorable et malgré une réelle domination territoriale. Je ne m'inquiète donc pas outre mesure.
- Picard aura été un autre joli coup de Gauthier. J'ai entretenu en début de saison l'espoir de le voir monter une marche et devenir un régulier, ce qui n'est pas arrivé. Ça n'enlève rien au #45, qui a fait un job honnête de numéro 7 et qui vient par là de rallonger de quelques années sa carrière dans la LNH. À 26 ans, il est encore jeune. Quand même, le gars en doit une à Martin de l'avoir collé sur Subban pendant 3 mois.
- Mara et Sopel sont arrivés en "renforts" à la date limite des échanges. Je ne comprends toujours pas l'utilité d'enlever de la glace à Weber pour la donner à ces deux piochons-là. Surtout Sopel. Cibole.
Qualité des adversaires affrontés
Pour cette section, ceux d'entre vous qui ne l'ont pas lu auront avantage à aller jeter un oeil au billet sur le haut de l'alignement des attaquants, dans lequel j'explique plus en détail la procédure par laquelle je construis les indices de difficultés des adversaires affrontés.
Voici, pour les défenseurs, une version remaniée du tableau de difficulté des adversaires affrontés. Ce tableau se lit de gauche à droite, les cellules de couleur foncées indiquant la plus grande part de présences sur la glace avec un joueur donné. J'ai aussi refait le classement, suivant les excellentes suggestions de mes commentateurs: il y a maintenant 4 groupes et non pas 5 et ces groupes sont classés en ordre décroissant de difficulté. Le 1er quart représente les adversaires les plus coriaces.
- Gill et Subban ont principalement joué contre les meilleurs adversaires, alors que Gill et Gorges se sont plutôt retrouvés contre les milieux d'alignements. Ça doit quand même être pris avec deux grains de sel: la demi-saison de Gorges la nature de l'indice comme je l'ai construit.
- Sur la demi-saison de Gorges, je vous renvoie à la colonne Hamrlik/Spacek. Ce sont eux qui, avant les fêtes, se tapaient la job de bras et on constate quand même que leur travail contre les 3 groupes suivants vient un peu noyer le fait qu'ils ont passé presque deux fois plus de temps que Gill et Subban contre les meilleurs adversaires. Je crois que les tâches étaient un peu moins clairement définies en première moitié et ça a peut-être à voir avec le fait que Martin, en général, a joué plus serré des confrontations en deuxième moitié de saison. En effet, Hamrlik et Wisniewski ont ramassé encore plus de glace dure que Gill et Subban! Ce constat me ramène encore à l'indice tel que je l'ai construit. Il semble bien qu'en prenant comme base l'indice "Corsi Relative Quality of Competition" du site BehindThenet.ca, je qualifie comme adversaires les plus durs affrontés ceux qui sont systématiquement envoyés contre les meilleurs, et non pas ceux qui produisent systématiquement à l'offensive. Bref, des joueurs à vocation offensive comme Wisniewski et Hamrlik (et Subban!) verraient leur indice de qualité des adversaires dopé, alors que celui de joueurs plus défensifs comme Gorges et Gill soit au contraire poussé vers le bas. L'effet serait encore plus marqué chez les duos de défenseurs. Représenter à la fois la qualité des adversaires affrontés par l'adversaire, la capacité de l'adversaire à surclasser ses adversaires aux tirs et, enfin, la lourdeur relative des assignations aux mises en jeu des adversaires affrontés seraient alors les trois pattes sur lesquelles on peut faire tenir un indice plus précis.
- Hors-Hamrlik, Spacek a eu des rôles diamétralement opposés: appelé à appuyer Subban dans des moments difficiles en début de saison, il a très bien fait. Avec Weber? Plus difficile, et dans les minutes molles, en plus. Commence peut-être à être usé, l'ami. Curieux de voir s'il franchira le cap des 50 matchs en 2011-12.
- Picard a toujours été jalousement protégé. C'est compréhensible
- Ah donc, Mara-Sopel ont fait des cacas partout en jouant contre les fonds de tonnes. Misère.














