dimanche 27 janvier 2013

Résumé de match: Devils 3, Montréal 4 (P)

L'avantage numérique ne les sortira pas toujours du pétrin et j'ai bien cru que cette fois-ci, on était bons. Mais voilà, Cole mène une dernière charge et le Général, encore une fois, plante le clou. Ça aurait été dommage, après avoir connu une des premières périodes les plus dominantes qu'il m'ait été donné de recenser: 12 chances de marquer contre 3 aux Devils à forces égales. Une exécution sommaire. Mais Brodeur n'a pas cédé et il me semble que De Boer s'est mis à chercher à promener Zajac et Kovalchuk d'un trio à l'autre pour leur permettre de décoller. Les rouges ont été un peu désarçonnés avant de retrouver leur assiette en 3e (accorder un but alors qu'ils n'ont donné que 3 chances à forces égales, c'est dommage...).

Je trouve saisissante la différence de comportement du club à domicile et à l'étranger. Vraiment, Therrien me semble jouer un gros rôle dans les actuels succès de l'équipe en ayant déjà trouvé des assignations propres à faire ressortir le meilleur de ses joueurs. C'est tout à son honneur, parce que si son haut d'alignement semble apte à coller des claques à bien du monde, la manipulation du fond est plus délicate..
  • On tend à sous-évaluer Plekanec parce qu'il n'a pas souvent joué avec des ailiers adaptés aux missions défensives qui sont son pain quotidien depuis plusieurs saisons déjà. Bourque et Gionta sont deux bons ailiers défensifs et sont présentement en santé. J'ajouterai que pour les deux tiers des 15 minutes que ce trio a passées sur la glace, ils ont été appuyés du meilleur duo de défenseurs. C'est beaucoup donner à Plekanec et les résultats ont été resplendissants. Kovalchuk et Zajac ont eu une seule chance de marquer en leur présence, contre 3 pour Plekanec et ses sbires. De Boer semble avoir tenté de coller sa propre ligne défensive dans les pattes de Pleks, ce qui s'est très, très mal terminé pour le trio du frère de (notre) Gionta. Un match magnifique, donc. Bourque a souvent joué le rôle de "finisher", ce qui lui vaudra quelques applaudissements supplémentaires. Pas de mal à ça, le gars est méconnaissable.
  • Quelques moments difficiles pour le trio de Desharnais (ils ont échappé Kovalchuk à quelques reprises) et Eller était rouillé (une entrée de zone, notamment, où il a passé la rondelle trop vite à Cole, ne laissant pas le temps à celui-ci de prendre un bon gros pas dans l'enclave). L'absence de Pacioretty pour le prochain mois est terrible, mais Cole a semblé profiter du surplus d'attention qu'on lui donnait, absentes les nombreuses montées à l'emporte-pièce du #67. Plus protégés aux mises en jeu que Plekanec et parfois accompagnés, ils avaient la tâche d'aider Bouillon et Weber, ce qui n'est pas une mince affaire. Si les chances n'ont pas toujours été là, l'avantage aux entrées de zones en possession de rondelle et les tirs vers le filet montrent qu'ils n'ont que rarement traîné autour de Price. C'est ce qu'on leur demande.
  • Quoi de plus excitant que de jeunes joueurs talentueux? À vue de nez: de jeunes joueurs talentueux arrivés à maturité. Gallagher et Galchenyuk y arriveront bien assez vite, mais ils n'y sont pas encore. Deux très beaux buts, quelques vraies belles séquences (Tallinder devait en avoir son tas d'être harcelé par Gallagher), mais aussi une double pénalité qui donne le deuxième but et un chiffre catastrophique en zone défensive qui donne le premier. Jeu égal, donc. Pas grave. Absent Pacioretty, je ne vois pas comment on renverrait l'un où l'autre, à moins que Gallagher ne s'éteigne et Leblanc ne prenne feu dans la LAH. En attendant, Therrien les tient loin du meilleur trio adverse et évite de leur donner des mises en zone défensive autrement que contre le fond de l'alignement adverse. Plus facile à faire à domicile et les résultats sont à l'avenant.
  • Pour ce qui est de protéger les jeunes, Therrien semble aimer se servir du 4e trio comme police d'assurance. C'était moins le cas ce soir, le dernier changement permettant au coach de maximiser l'utilisation de Plekanec. Petite soirée au temps de glace, donc, seul Moen cueillant quelques présences supplémentaires en fin de 3e pour remplacer Eller avec DD et Cole (un rôle que lui a souvent confié Martin à l'époque). Parfaits aux chances, et White qui colle son premier. 3 buts du fond de l'alignement à forces égales, donc. Ça n'arrive pas tous les soirs, mais ça compense quand le jeu de puissance étouffe.
  • Utilisés à outrance, Emelin et Markov ont été ceux qui ont muselé Kovalchuk, qui n'aura été sur la glace que pour 4 chances de marquer à forces égales. Grooooosse job de bras.
  • Zubrus, Clarkson et Elias forment un excellent trio, surtout en échec-avant et ça a semblé embêter Diaz. Constatant les dégâts, Therrien a graduellement donné plus de place à Bouillon aux côtés de Gorges. Pas idéal, mais en attendant Subban, ça devra faire la job. Bouillon en a vissé quelques-uns, ce que je ne l'avais pas vu faire depuis le début de l'année. Si le vieux sacrament peut monter une petite demi-marche, ça va beaucoup éclaircir le ciel. En attendant Subban. Weber m'a semblé nerveux, commettant quelques passes à l'aveuglette de son coin de patinoire, passes interceptées par les Devils. Ses habiletés avec la rondelle sont évidentes, mais il a besoin de glace. Malheureusement pour lui, Therrien a besoin de gagner, alors si Kaberle est prêt à revenir, faudra voir ce qu'il fera. Le Suisse et le Tchèque ne brisent jamais (ou alors si peu) la barrière du 10 minutes jouées à forces égales. C'est dire à quel point ils sont sur un siège éjectable.







1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci pour tes analyses, toujours très appréciées ! C'est un plaisir de te relire de nouveau après le lock-out.

Un cousin Français