mercredi 26 février 2014

20883: Detroit 2 (P) Montréal 1

Le score, encore une fois, n'indique en rien l'allure de la rencontre. En deuxième période, il n'y a eu aucune chance de marquer, de part et d'autre. C'est dû au fait que les Red Wings ne sont plus Les Red Wings™, ils sont en reconstruction. Avec Zetterberg parti pour la saison, en plus... Mais les Red Wings sont coachés par Mike Babcock. Ils n'ont pas le talent pour percer à volonté un club qui se recroqueville autour de son gardien, mais sur le strict plan de la possession de rondelle, en deuxième, c'était Canada-Lettonie.

J'ai relevé, dans ma chronique d'aujourd'hui sur lnh.com (PLOGUE!), la citation suivante de Mike Babcock, tirée d'un article du National Post. J'utilisais cette citation comme prélude à une question: L'équipe canadienne peut-elle servir de modèle pour la construction d'une équipe de la LNH? On pourrait être tentés de répondre non et de passer à un autre appel. Mais permettez-moi de vous rappeler la citation de Babcock:
« Quand on parle d’excellentes unités défensives, parfois on devient confus », a indiqué Babcock aux journalistes après le match de la médaille d’or. « Avoir une excellente unité défensive signifie que tu joues avec beaucoup de vitesse défensivement et que tu as toujours la rondelle, alors tu es toujours à l’attaque. Ne vous méprenez pas, nous avons clairement dominé ces équipes pour les chances de marquer; on n’a pas touché la cible. On a été une très bonne équipe offensive. C’est de cette façon que j’ai dirigé l’équipe. C’est à cela que je m’attendais. C’est ce qu’on a obtenu. On n’a pas demandé aux gars de reculer. »
 La réponse à ma question est oui. Les Red Wings jouent exactement comme l'équipe canadienne joue, entendre par là qu'ils s'exécutent rapidement en défensive et qu'ils contrôlent constamment la rondelle. C'est pourquoi, du haut au bas de leur alignement, on retrouve des joueurs qui savent se positionner et qui savent jouer avec la rondelle.

Les résultats ne sont pas toujours heureux parce que, contrairement à l'équipe canadienne, le talent n'est pas aussi abondant. Mais on a vu les Red Wings refuser de donner la rondelle au Canadien, s'acharner à ne rentrer en zone offensive que s'ils pouvaient le faire à plusieurs, idéalement en possession de la rondelle. Lorsqu'ils y entraient, ils s'avançaient au maximum pour permettre à leurs coéquipiers de se positionner et prenaient un tir, idéalement voilé.

Les Wings, je le répète, sont en reconstruction. Ils n'ont presque pas obtenu de chances de marquer (6 à forces égales, une seule en avantage numérique, quatre autres en prolongation), mais n'en ont presque pas donné au CH (3 à forces égales, une en désavantage numérique, deux avec un filet désert). En prolongation, ils ont obtenu quatre chances contre aucune pour le CH. En deuxième, les Wings ont obtenu 12 entrées de zone en possession de rondelle, du début de la période à la 12e minute (moment où Gallagher a obtenu la première du CH de la période).

Une entrée de zone en possession à la minute, pendant 12 minutes. 22 entrées de zone en une seule période. La puissante équipe olympique Canadienne a approché ce score une fois (19 en 2e contre la Norvège) et l'a surpassé une fois et égalé une fois (25 en première contre l'Autriche, 22 en 3e contre cette même Autriche). Il y a quelque chose d'extraordinaire là-dedans.

Zetterberg et Datsyuk en ont encore dans le réservoir et le talent du jeune Nyquist crève les yeux, ainsi que celui du grand Smith en défensive. Les Red Wings vont bientôt revenir. Peut-être pas cette saison, mais très bientôt. Le Canadien était en santé et s'est fait totalement dominer. À savoir si le personnel dirigeant de l'équipe acceptera de considérer la leçon, on verra.

  • Gionta a obtenu 3 chances de marquer et Plekanec semblait en avoir beaucoup à couvrir. Datsyuk comme client principal, forcément. Brière aussi semblait à côté de ses pompes et Therrien a envoyé Galchenyuk à la gauche des deux autres en 3e. Les résultats ont été intéressants, espérons que l'expérience sera répétée.
  • Si un trio a donné du mal pour la peine aux Wings, c'est celui de Desharnais. Large avantage aux tirs, presque jeu égal aux entrées de zone (sachant qu'ils ont eu Murray dans le dos pour le tiers de leur temps, ça tient de l'exploit) et +2/-1 aux chances. Gros, gros match de Gallagher et Pacioretty, seuls à trouver le moyen d'entrer en zone adverse avec la rondelle de manière constructive. Desharnais semblait flottant en première, mais je l'ai trouvé de plus en plus dynamique au fil du match. Mais sitôt qu'ils avaient Dastyuk dans la face... Oy.
  • Therrien devait être bien emmerdé; Eller s'est fait planter par la 3e des Wings et n'a pas trop bien paru contre la 4e non plus. On parle des Wings, donc, ces trios-là savent jouer au hockey. Mais la chose est d'autant plus regrettable qu'ils ont surtout joué avec Subban et Gorges. Pour ce que ça vaut, j'ai trouvé Bourque plus incisif qu'à l'habitude en zone défensive, mais peut-être est-ce une illusion faite par quelques beaux jeux en début de match.
  • White a joué contre Abdelkader et la 4e. Il s'est fait casser la figure par Abdelkader et par la quatrième. Lui aussi n'a joué qu'avec Subban et les deux Russes, Plekanec et Desharnais ayant à trainer le cadavre du gros Murray. En ce sens, on cherche les excuses, mais il n'y en a pas, ces 3-là étaient dépassés et Therrien les a cloués au banc en 3e. Au moins Parros n'était pas là.
  • Subban m'a semblé connaître un match pénible (à son échelle, on s'entend), alors que Gorges était plus stable. Pis encore, PK était effroyablement indiscipliné. Il est normalement frénétique, c'est une qualité. Mais contre Detroit, c'était de la délinquance pure et ce n'est que par le miracle de l'arbitrage de fin de saison qu'il n'a obtenu que deux pénalités. Il a passé le match à grappiller ses adversaires, se chamailler et faire des prises de lutte. Ce genre de chose là, contrairement aux obstructions et accrochages (spécialité des Gill et Hamrlik de ce monde), ne passe généralement pas. PK, c'est PK, il va revenir plus fort demain.
  • Vu les circonstances (plongés méthodiquement en zone défensive contre Datsyuk sur les mises et en couverture d'Abdelkader dans le cours du jeu), on peut parler de contre-emploi. Mais Therrien aime ses vétérans et se tourne vers eux pour ce genre de choses. Peu d'entrées de zone en possession de rondelle sur leur chiffre, malgré un grand nombre de présences avec Desharnais et Gallagher, ce qui me rend nerveux. Ils ont aussi beaucoup donné la ligne bleue.
  • C'est un peu dur d'évaluer Tinordi. Il me semble vraiment meilleur patineur que l'an dernier, c'est certain. Il a complètement abandonné son joueur, Bertuzzi, devant le filet en désavantage et ce dernier a marqué, alors... Murray m'a semblé plus abominable que jamais. Je vais fort certainement écrire exactement la même chose à son sujet après le match de demain, deuxième match en deux soirs contre les Penguins. Reste que +2/-18 aux entrées de zone, c'est... Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais juste pas quoi dire.






samedi 8 février 2014

20876: Montréal 4 Caroline 1

Match typique de ce qu'on voit depuis le début du mois de janvier, le CH étant dominé aux chances de marquer, mais les dés ont roulé pour l'attaque et Price, encore une fois, a été sensationnel. Les Hurricanes disputaient un deuxième match en deux soirs et, comme c'est souvent le cas dans ces circonstances, n'avaient rien dans les jambes en première période. Ils ont ouvert la machine en deuxième et en troisième, mais rien n'y fit.

  • Plekanec, encore une fois, a mangé sa gratte. Outre un 40 secondes passé avec Bourque et Gionta se terminant par 3 chances concédées, la distribution des catastrophes est intéressante. Eller a fait deux présences à l'aile gauche du 14 en 3e et ça a donné deux chances concédées. +2/-7 en présence du pauvre Bouillon, appelé en renfort en l'absence de Bournival. Au moins ils ne dompaient pas: 6 entrées de zone en possession de rondelle pour Pleks, 5 pour Brière et 2 pour Gionta.
  • Horreur glauque, Pacioretty tombe au combat. Comme tout le monde, j'ai cru au poignet brisé sur le poteau des buts. Mais non, c'était plutôt la hanche.. On verra où ça mène. Bourque et Gallagher ont passé les deux premières présences à se marcher sur les pieds. Le gros Rene s'en allait toujours à droite et le pauvre Gallagher tentait de compenser. Quelqu'un au banc a fini par expliquer à Bourque que sa place était à gauche et les choses ont décollé. Un revirement brusque les a fait concéder 3 chances en rafale en début de 3e (Price, encore), mais sinon ils ont eu quelques belles poussées et Desharnais a converti deux fois. Après avoir collé 1 maigre point en 19 matchs, DD en a mis 31 en 37 matchs. Je serais curieux de le voir aller sans Pacioretty pendant un moment.
  • Eller a fini par se faire pousser à l'aile au fil du match, perdant Bourque à Desharnais et Prust à White.
  • Therrien a décidé de braquer Weise, Prust et White en zone défensive (3 mises en zone offensive contre 6 en zone défensive, White en prenant deux de plus avec les autres trios) et les résultats ont été fort honorables. Une seule chance concédée, 3 entrées de zone, tout ça en un peu moins de 5 minutes. C'est une très bonne nouvelle. Je ne sais pas si Weise est l'élément qui manquait, mais je lorgne plutôt du côté de Ryan White. Parce qu'il excelle dans les jobs ingrates, je suis bien heureux de le voir coller deux buts en deux matchs. Que Parros soit délaissé au profit de Bouillon me suggère par ailleurs qu'on ne le reverra pas beaucoup. Y'étais temps.
  • Réunis, Gorges et Subban ont assuré. Mais ils ont beaucoup eu à jouer à la chaise musicale (7 défenseurs obligent) et l'un comme l'autre ont eu quelques soucis avec Murray et Bouillon.
  • Duo stable et enterré en zone défensive, Emelin et Markov se sont fait ramasser. Je ne les trouve pas particulièrement performants dans ce rôle, mais je suis peut-être sévère, il y a longtemps que j'ai vu Therrien s'appuyer aussi lourdement sur un duo donné. Je trouve qu'il y a contre-emploi, quand même, je donnerais plutôt cette tâche à Subban et Gorges. Mais bon...
  • Réunis pour moins de 4 minutes, Murray et Bouillon ont coulé à pic. Murray et Beaulieu aussi n'ont pas fait beaucoup de flammèches. Ça reste donc pénible à regarder aller dans l'ensemble.





vendredi 7 février 2014

20860: Vancouver 2 Montréal 5

5 buts sur 8 chances de marquer... Tu parles. Techniquement, deux des buts n'étaient même pas des chances et quatre des 8 chances sont survenues en 3e alors que les Canucks ouvraient la machine et ont donné plusieurs descentes au CH. Vraiment pas un match qui porte à croire qu'on est sortis du bois. Ça va passer par Galchenyuk, si tant est que ça se passe.

Le CH s'est fait secouer le pommier hier soir comme jamais cette saison. Or, Vancouver, selon les calculs de James Mirtle, est la 6e équipe la plus légère de la ligue. Une bande de grands fouets qui frappent comme des trains. Ceux qui veulent du poids pour ajouter de la robustesse devraient prendre note.
  • Pôvre Plekanec. Braqué sur Kesler, il a mangé son dentier. Y'a pas grand-chose de plus à dire.
  • Quantité inhabituelle de mises en jeu en zone défensive pour Desharnais, 10 contre 3 en zone offensive. Son trio a quand même terminé à peu près égal aux tirs et +4/-1 aux chances. Fait à noter, en plus d'avoir deux tirs de pénalité (ratés), deux des buts de Pacioretty n'étaient pas des chances de marquer. Il a quand même obtenu deux chances. Gallagher, mine de rien, est devenu un joueur complet; quatre entrées de zone en possession de rondelle, une chance et il excelle dans l'art de garder possession de la rondelle le long des bandes. Je me demande si on ne devrait pas l'envoyer avec Eller et espérer que le gros Bourque fasse à peu près la job avec DD et Pacioretty?
  • Malgré un nombre restreint de mises en zone défensive, le trio d'Eller, justement, a mangé des claques contre un peu tout le monde et surtout avec Emelin et Markov. Un peu regrettable, de la part d'une 3e ligne qui avait quand même réussi à générer des chances ces derniers temps. Je trouve que Prust n'a toujours pas l'air dans son assiette, mais il a vraiment bien joué en désavantage, en plus d'y cueillir deux chances de marquer (et faut le dire, s'est fait voler un but par Luongo sur la 2e chance).
  • La 4e a bien commencé le match, mais on parle vraiment d'un strict trio d'énergie, soit envoyé sur les mises en zone offensive pour faire du foin et ramasser un but de temps à autre contre les fonds d'alignement adverses. C'est arrivé hier soir, mais ça ne marche pas pour le club. Ce dont le CH a besoin, et ce que White est capable de donner, c'est de la protection territoriale, de la prise de mises en zone défensive pour accentuer l'impact du trio de Pacioretty (et idéalement du 3e trio aussi). Or, ça n'est pas ce qui arrive. En plus, semble bien que Bournival s'est fait casser la mâchoire par le bâton de Weise. Si en plus Parros doit revenir dans l'alignement...
  • Réunis, Gorges et Subban ont fait une splendide job de bras, gardant les tireurs des Canucks loin à l'extérieur et n'accordant que trois chances malgré 12 mises prises en zone défensive. Pas très joli aux tirs au total, mais jeu égal aux chances.
  • Emelin et Markov en ont plus arraché, notamment avec Eller, bien qu'au total moins exposés que Gorges et Diaz. Emelin, pour se venger d'un bâton dans les patins l'ayant dangereusement envoyé valser dans la bande, a servi au jeune Pelletier un des plus splendides 6 pouces que j'ai vu. L'autre a dû arrêter net son échec avant pour se trainer en braillant jusqu'au banc. Ce trou dans la pression des Canucks a ouvert le centre à Beaulieu, qui avait la rondelle. Ce dernier en a profité pour faire une superbe passe de, oh, 120 pieds? à Pacioretty qui, lancé en échappée, a mérité son premier lancer de pénalité du match. Les détails, les détails...
  • Les duos défensifs ont pas mal bougé, au total c'est presque le tiers du match qui a été joué par des combinaisons autres que les trois duos de base. Beaulieu en a profité pour finir dans le positif partout.






mercredi 5 février 2014

20847: Calgary 0 Montréal 2

Ça n'était pas un classique, mais au moins ils ont fait ça vite. Grâce à quelques arrêts fumeux de Price et un 3 contre 5 héroïque (on va savoir jeudi si Douglas Murray patine mieux avec une jambe pétée!), ils ont su convertir un but à forces égales (sur 12 chances) en victoire. C'est la recette, dernièrement. Ça, ou bedon se faire grossièrement sous-estimer par un adversaire plus puissant qui a envie d'en jouer une facile (Boston, yo). De manière plus générale, incluant le match contre Pittsburgh, le CH a généré 106 chances de marquer en 7 matchs et marqué 11 buts. À 10% de taux de conversion, on est loin du compte normal de 15%, mais encore là, faut voir la quantité: 16 buts en 17 matchs, ça reste, oh, 2,3 buts par match, soit 188 buts pile sur une saison? On a déjà 3 clubs qui ont passé ça avant la barre des 60 matchs, 3 autres qui sont dans les 170 et 16 clubs qui sont à 160 en montant. 2,3 buts par matchs, ça placerait en date d'aujourd'hui le CH au 27 rang sur 30 clubs.

Alors, oui ça ne rentre pas, oui ils sont un peu malchanceux aux taux de conversion, mais le problème de fond reste entier: ils sont poches. Coller 9 chances avec le score serré en un peu moins de 40 minutes aux Flames, on est loin du compte si un jour on tombe sur un club qui est autre chose que pourri, surtout si le club en question a besoin des deux points au classement. On approche du dernier quart de la saison et plus personne ne va faire de quartiers.

  • J'ai été surpris de voir Plekanec dans le rouge aux chances parce que, bien honnêtement, son trio avait l'air d'en mener large. Si on regarde dans les croisements avec les défenseurs du CH, on constate qu'en fait, il pousse +3/-1 avec Markov, +1/-1 avec Subban, +0/-5 avec Beaulieu et +0/-4 avec Murray. Hmmm...
  • Desharnais termine aussi dans le rouge aux chances. Encore ici, j'ai eu comme réflexe d'aller croiser avec Beaulieu/Murray, mais non, c'est plutôt avec Subban et Gorges qu'ils ont fait un léger déficit. Il faut le dire, c'est en fait l'excellent duo Giordano/Brodie qui a semblé leur faire des misères, ainsi qu'à Plekanec et au reste de l'alignement d'ailleurs. Le CH, en fait, fait jeu égal aux chances contre Butler et Russel, mange ses dents en pouding contre Giordano/Brodie et venge les outrages subits contre Smid et Wideman. Desharnais s'est moins fait ramasser que Pleks contre Giordano et Brodie, mais ils l'ont vu un peu plus et n'ont *rien* généré contre eux.
  • Bourque, qui avait quelque chose comme 12 chances en 3 matchs, a fini par se faire tirer une puck sur le genou, puck qui a ricoché dans le but. La reprise vidéo (Toronto a demandé à voir s'il y avait signe ostentatoire) était hilarante: la jambe de Bourque ne bouge pas d'un maudit poil, il se contente de manquer la rondelle avec son bâton. Si ça peut faire tourner sa chance. Quand même, Prust me semble de plus en plus perdu à l'aile droite; drôle d'idée de le mettre là alors que Bourque y est fort à l'aise. Surtout, il semble maintenant incapable de sortir la rondelle lorsqu'il la reçoit le long du mur en territoire défensif. C'est disruptif, mettons. Si Therrien garde Bourque à droite et Eller au centre, un éventuel retour de Galchenyuk à gauche pourrait donner un gros coup de manivelle au moteur offensif du CH. Le 27 est encore vert, mais il a le pas lourd à forces égales et on ne doit pas se surprendre de voir qu'en son absence, Eller erre de taverne en taverne à la recherche d'une bouée.
  • C'est sûr que si tu ramènes White au centre au lieu de Brière (qui n'y vaut plus rien), que tu mets Bournival à gauche (il est désormais trop fort pour une 4e ligne) et que tu remplaces Parros par un joueur qui sait non seulement patiner, mais qui peut aussi transporter la rondelle, ça fait de belles chose. Je souligne que réunis, ces 3 joueur ont transporté 8 fois la rondelle en zone offensive, ce qui est excellent! Mais ça manque d'équilibre tout ça. Va falloir ramener Parros pour ajouter une dimension d'intimidation et de poids. Je râle, mais ils ont bien fait contre Westgarth, McGrattan et Galiardi, qui sont d'effroyables pochetrons. White a aussi pris quelques mises en zone défensive avec Pleks et Desharnais, renouant ainsi avec son rôle de soutien défensif. Ils ont beaucoup joué, ce qui implique qu'ils ont passé un bon 5 minutes contre les deux premiers trios des Flames. Ces derniers leur ont crissé une volée du diable. Bref, un bon trio d'énergie, mais va falloir ramener Moen à la place de Weise (et inverser Prust et Bournival!) pour retrouver un vrai 4e trio défensif. La dernière fois que je me suis dit "c'est logique, c’est ce qu’il faut faire, ils savent coacher, donc ils vont finir par faire ça!" ils ont fini par échanger le gars à Vancouver pour Weise. Au fait, Diaz a joué 25 minutes et marqué un but contre Boston. Je regardais les réactions à l'échange et le monde n'a pas l'air de réaliser que Diaz va probablement, non, je recommence: le monde n'a pas l'air de réaliser que Diaz va certainement marquer plus de points à forces égales que Weise d'ici la fin de la saison. D'ici la fin de sa carrière aussi, au fait. On jase, là. N'allez surtout pas croire que je suis amer.
  • Je ne suis pas amer, mais je suis profondément emmerdé du fait que je n'ai toujours pas programmé mes diagrammes de Gantt. Sans ceux-ci, je suis dépendant de l'excellent site shiftchart.com, qui a le défaut de ne se mettre à jour le lendemain. Il m'est donc impossible de savoir, au moment d'écrire ces lignes, si Therrien a cherché à faire jouer Subban et Gorges contre un trio pour ensuite se raviser en cours de match. Je lance cette hypothèse, parce qu'ils ont joué contre pas mal tout le monde et n'ont pas l'air d'avoir pris tant de mises dans une zone en particulier. En fait (et c'est arrivé par le passé), on dirait qu'ils étaient assignés à deux trios du Canadien, soit ceux de Desharnais et Eller.
  • Markov et Emelin m'ont semblé plus clairement appuyés contre les deux premières lignes de Calgary. Ils sont les seuls à ne pas s'être fait sacrer une volée par Giordano et Brodie, probablement en partie parce qu'ils n'ont pris que des mises en zone offensive contre eux.
  • Murray et Beaulieu ont pris chacun une mise en jeu en zone offensive pour 5 en zone défensive. On regarde ça et on se dit "Hm... Ça n’est pas optimal". Puis, on fouille et on réalise qu'ils ont tous les deux été pris sur 4 dégagements refusés. Tout ça en jouant pour l'essentiel contre le fond d'alignement des Flames. Ça doit être le jeune Beaulieu qui, après avoir commencé en fou, connait maintenant une baisse d'intensité. C'est ça, oui. On sait que c'est un problème, pour les jeunes, la constance dans l'effort. C'est pourquoi il importe de le jumeler à un vétéran au courage et à l'éthique de travail exemplaire, un joueur qui est aussi une Bonne Personne™. Comme ça, il va apprendre les bonnes affaires en se frottant à une Bonne Personne™ et, plus tard, quand il ne jouera plus sur son mauvais côté avec un défenseur qui n’a pas d’affaire là, on pourra dire: "Ah! On voit l'importance de Douglas Murray dans son développement! Il lui a appris à être un professionnel! " Je suis sûr qu'il y a un conte chinois ou japonais dans lequel un jeune quelconque apprend un tas de choses sages d'un vieux qu'il est pogné pour trainer sur son dos jusqu'en haut d'une montagne. Mais je vais juste m'arrêter ici et vous laisser méditer là-dessus. Moi, je veux juste éviter de tirer mon ordinateur au bout de mes bras.





dimanche 2 février 2014

20836: Winnipeg 2 Montréal 1

Match frustrant au possible, notamment parce que les Jets ne sont pas très bons en désavantage numérique, ce qui a donné beaucoup d'occasions au CH. Les deux vagues d'avantage numérique commencent à s'approprier les nouveaux schémas et ça donne des résultats intéressants. Brière, Gionta et Plekanec jouent beaucoup du côté droit de la glace, alors que Desharnais, Pacioretty et Gallagher utilisent les deux côtés. Dans les deux cas, on travaille beaucoup plus la passe au tireur dans le haut de l'enclave et ça redonne graduellement de l'espace à Subban pour tirer. Reste que le plomb de la ligne bleue, c'est un jeu à bas pourcentage. J'aimerais qu'on introduise de manière plus systématique la faufilade du défenseur pour la passe à travers la boîte. Le CH a les passeurs et les défenseurs pour faire le jeu, faut juste le faire. Mais bon...

À forces égales, la crise se poursuit. 10 chances de marquer seulement contre 12 concédées à une équipe relativement faible, ça n'est pas suffisant. De plus, le score quasi égal aux entrées de zone en possession de rondelle fait écran: avec le score serré, c'est en fait 22 contre 30 (42%), un score pathétique. Si on ajoute à ça 6 chances de marquer accordées en 4:32 de désavantage numérique, on voit bien que si l'avantage numérique prend du mieux, l'équipe coule dans les deux autres situations, fait occulté par la saison extraordinaire que connaît Carey Price.

  • Plekanec semblait surtout attitré aux mises en zone défensive, quoiqu'il a passé un peu plus de temps contre le trio de Ladd. En ce sens, c'était une drôle d'idée de mettre Brière à sa gauche, ce dernier n'ayant pas grand-chose à offrir en zone défensive. Mais bon, si Bournival est meilleur dans ces situations, il était aussi probablement affaibli par la maladie et Brière reste une meilleure solution de rechange que Prust, Moen ou encore Bourque.
  • Avec seulement 9 mises en jeu en zone offensive (contre 16 auprès de Price), la poussée ne pouvait pas être bien grosse pour DD et ses sbires. Une seule chance générée malgré de nombreuses poussées en zone offensive; des 13 tirs qu'ils ont tentés lorsque réunis, 5 ont été bloqués et j'en compte au moins 3 qui auraient été des chances de marquer. Ils étaient dans la cuisine des Jets mais n'ont jamais réussi à mettre leurs doigts dans les plats. Ça va revenir plus tôt que tard. Les Jets ont eu droit à un joli passe-droit des arbitres en fin de 3e, retenant ostensiblement (oui oui oui: ostensiblement!) Gallagher dans leur zone alors que la rondelle était en zone neutre pendant une bonne vingtaine de secondes. Ça arrive. Reste que ce trio continue à menacer à forces égales comme en avantage numérique. Ils font partie de la solution.
  • Eller fait bien ce qu'il peut, mais pour son style de jeu, Prust est moins efficace que Moen et Bourque est moins efficace que Galchenyuk. Bref, y'aura pas de miracles. Ils ont eu à prendre la balance du surplus de mises en zone défensive, ce qui en rajoute une couche. On doit donc être contents de les voir finir +1 aux chances. Eller et Bourque ont été volés par Montoya, Prust par le poteau. Le gros Bourque a 10 chances de marquer à ses 3 derniers matchs. Si on le garde loin des meilleurs défenseurs adverses, il va finir par recommencer à marquer. Mais Galchenyuk, qui sait produire à forces égales, leur manque horriblement, on ne se contera pas de menteries.
  • Moen n'a pas terminé le match, ce qui est regrettable, espérons qu'il revienne vite. Bournival et Thomas ont peu joué et ce trio s'est fait visser à quelques reprises dans sa zone. Mais ils ont aussi produit quelques attaques intéressantes et Bournival comme Thomas ont cueilli une chance de marquer au passage. Thomas était plus à l'aise, mais il me semble mauvais en zone défensive. Très agressif en poursuite, il se fait systématiquement baiser sur de brusques changements de direction. Pour un joueur rapide et agile, c'est gênant, on verra s'il s'ajuste, si tant est qu'on lui donne d'autres minutes. Mais en attaque, le flair est là et on l'a vu tailler quelques mouvements dans le vif de la défensive des Jets. C'est une simple audition de 3 matchs, mais je suis curieux.
  • Pas trop compris comment Gorges et Subban étaient déployés. On dirait qu'on les a poussés vers les mises en zone offensive, ce qui est un drôle de choix, sachant qu'ils sont les meilleurs pour prendre les mises en zone défensive.
  • Markov et Emelin semblaient de garde pour les mises en zone défensive et ça s'est plus ou moins bien passé, notamment avec Plekanec. Emelin, je le répète, semble avoir trouvé ses marques, mais les performances du duo sont en dent de scie, on ne parle pas d'authentiques leveurs de fonte.
  • Therrien a décidé de coller Murray à Byfuglien, pour le 2/3 de son temps de glace. L'initiative est à mon sens, et je pèse mes mots, d'une bêtise hennissante. Je suppose qu'on peut dire qu'au bout du compte, ça n'a pas couté trop cher, seulement un but accordé par ce duo, et ce n'était pas contre Byfuglien. Juste un but, dans un match perdu 2-1. Ça en dit long...





samedi 1 février 2014

20825: Tampa Bay 2 (P) Montréal 1

Le Lightning est passablement magané, mais ils n'en finissent plus de sortir de petits joueurs utiles et habiles de leurs filiales. Le Canadien en a donc eu plein les bras. Après s'être fait traverser en première, les choses se sont tassées au cours des deux périodes suivantes, le Lightning n'obtenant au total que 5 maigres chances de marquer à forces égales, contre 8 pour le CH. On est loin de l'ouragan, mais au moins ça a fini égal.

C'est sur les unités spéciales que les choses auraient pu dérailler, Montréal y créant 3 chances contre 7, mais encore là, Price veillait au grain. Les tirs (avantage 56 à 44 pour Tampa) et les entrées de zone en possession de rondelle (43 à 26!) montrent bien, par contre, que c'est dans le territoire du CH que ça se passait et qu'on y entrait comme dans un moulin. On n'est pas sortis du bois.
  • Privé de Bournival, Pleks et Gionta se sont retrouvés avec Moen, puis Bourque, puis Brière. Ce dernier a saisi sa chance et converti le seul but de son équipe. Mais Pleks, quand il ne prenait pas des mises en zone défensive avec Subban, était de garde avec Beaulieu et Murray. Ça a donné de longues séquences confuses autour de Price et bien peu d'entrées en possession de rondelle en de zone, signe d'un manque d'efficacité de la relance de l'attaque en zone défensive et en zone neutre.
  • Gros match de Pacioretty, qui s'est bien amusé en entrée de zone contre le top-4 défensif du Lightning. 3 chances, 6 entrées de zone au total. Mais ça ne rentrait pas. Quand même, la tenue de ce trio est une bonne nouvelle et l'appui de Markov et Emelin (plutôt que Beaulieu et Murray) a grandement aidé.
  • Christian Thomas n'avait pas d'affaire à la droite d'Eller et il fut éventuellement tassé au profit de Prust. Bourque continue son réveil, encore 4 chances de marquer. Ça va finir par rentrer.
  • Normalement, c'est sur la 4e que Thomas aurait dû commencer, protégé des mises en zone défensives imparties à Eller et accompagné de Moen et Brière. Mais faut faire jouer le gros Parros, alors on se contente d'une 4e ligne inefficace en attendant les remaniements nécessaires pour ramasser les dégâts suivant l'implosion inévitable de la 3e ligne.
  • Subban et Gorges en ont tiré une massive: 4 mises en jeu en zone offensive pour 14 en zone défensive, jeu égal aux tirs et aux chances. Superbe, bien qu'effacé en partie par le tir dévié par Subban dans son filet. Au moins Therrien ne l'a pas "benché".
  • Les deux Russes ont pris le surplus de travail restant une fois PK passé et ce fut pénible lorsqu'ils n'étaient pas avec le trio de Desharnais. Ça a tenu aux chances, mais le faible nombre d'entrées de zone en possession de rondelle générées sous leur garde (6, contre 12 accordées) m'inquiète. J'ai l'impression qu'Emelin a trouvé ses marques, mais, il faut le dire, les résultats sont plus ou moins là.
  • On continue à protéger massivement Murray et Bouillon (6 mises en zone offensive contre 3 près de Price) et ils font jeu à peu près égal aux tirs et aux chances. Plekanec étant le centre le plus souvent vu en leur compagnie, qu'ils aient contribué à générer seulement 2 entrées en zone adverse en possession de rondelle tout en en accordant 9, c'est inquiétant. Beaulieu est beau à voir aller, mais il fait aussi bien des erreurs et le gros Murray ne peut l'aider, seulement considérer les dégâts de très loin.